«L'oeuvre d'art viendra ensuite» La parole du corps dans les cycles de l'absurde et de la révolte d'Albert Camus

dc.contributor.advisorDécarie, David
dc.contributor.authorDiarra, Daouda
dc.date.accessioned2026-02-02T17:33:26Z
dc.date.issued2024
dc.description.abstract"Très souvent négligé en littérature, le corps est l’un des fondements de l’écriture d’Albert Camus. Traduisant les douleurs et les bonheurs de ses personnages, la corporalité inscrit l’oeuvre d’Albert Camus dans la chair et l’expérience du vécu. Cette thèse étudie la corporalité dans les cycles de l’absurde (Le Mythe de Sisyphe, 1942 ; L’Étranger, 1942 ; Caligula, 1944 ; Le Malentendu, 1944) et de la révolte (La Peste, 1947 ; L’État de siège, 1948 ; Les Justes, 1949 ; L’Homme révolté, 1951). Envisageant le corps comme le principe de la création littéraire chez Camus, notre travail d’analyse est basé sur la dimension corporelle de la parole. En dépassant la dimension verbale de la parole, nous mettons l’accent sur la parole non verbale, les gestes, les silences. Nous nous intéressons au pouvoir de suggestion de la littérature, à sa capacité à cerner l’inconnu, l’indicible. Notre objet d’étude, la corporalité, a guidé nos choix au niveau théorique (théorie des figures, théorie des genres, théorie du cycle littéraire d’Anne Besson). Nous étudions d’abord la corporalité au niveau microstructural, c’est-à-dire au ras des phrases, dans les choix stylistiques de l’auteur. Nos chapitre I et III analysent minutieusement les réseaux complexes de figures de style liés à la corporalité afin de mieux comprendre les grandes thématiques de l’absurde et de la révolte. Cette thèse étudie également la corporalité niveau macrostructural, c’est-à-dire dans les genres littéraires qui composent son oeuvre (théories des genres) et dans les cycles littéraires (théorie du cycle d’Anne Besson) qui les rassemblent. Nos chapitres II et V portent ainsi sur les particularités génériques de l’oeuvre de Camus et cherchent dans la corporalité l’un des éléments qui assure la complémentarité de ses oeuvres. Nous montrons notamment comment la corporalité permet à Camus de penser les thématiques obsessionnelles de l’absurde et de la révolte (dans l’essai), de les donner à vivre à des personnages dans des espaces et des temporalités fictives (dans le roman) et de les incarner sur scène (dans le théâtre). Nos chapitres III et VI cherchent à mieux comprendre, en étudiant la corporalité, le fonctionnement des cycles littéraires de Camus. Plurigénériques et thématiques, ses cycles sont, par leur discontinuité, sans équivalents dans la littérature française. La corporalité nous permet de mieux comprendre les différents procédés (renvois et thématiques intervolumiques notamment) par lesquels Camus crée l’unité paradoxale de ses cycles. Nous nous intéressons également aux liens que tisse Camus entre ses cycles. Mots-clés : Albert Camus, corps, figures de style, personnages, genres, cycles, absurde, révolte. "--Sommaire.
dc.format.extent272
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/20.500.14658/8546
dc.language.isofr
dc.publisherUniversité de Moncton
dc.rightsAttribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 Internationalen
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/
dc.subjectCommunication non verbale
dc.subjectGestes dans la littérature
dc.subjectSilence dans la littérature
dc.subjectAbsurde (Philosophie) dans la littérature
dc.subjectRévolte dans la littérature
dc.subject.campusMoncton
dc.subject.departmentÉtudes françaises
dc.subject.facultyFaculté des arts et des sciences sociales
dc.title«L'oeuvre d'art viendra ensuite» La parole du corps dans les cycles de l'absurde et de la révolte d'Albert Camus
dc.typeThesis
thesis.degree.level3e
thesis.degree.nameDoctorat en études littéraires

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